Le PL1 (Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec) prétend introduire une constitution québécoise qui serait la loi suprême de la province.
Pour être légitime, une constitution doit être le fruit de consultations en amont visant l’ensemble de la population – incluant les populations autochtones et les groupes marginalisés.
Or, le PL1 a été élaboré derrière des portes closes, sans consultations préalables. Cette lacune est fatale à sa légitimité politique.
Il y a plus. Une constitution doit tendre à garantir les droits fondamentaux de la population et à faire obstacle à d’éventuelles tentatives visant à introduire un régime autoritaire.
Le PL1 fait l’inverse :
- Il normalise l’usage de la clause dérogatoire afin de priver la population de ses recours devant les tribunaux lorsque des lois violent des droits fondamentaux importants;
- Il limite la possibilité pour les organismes de la société civile recevant du financement public de contester certaines lois devant les tribunaux;
- Il tente de délégitimer les décisions des tribunaux en créant un Conseil constitutionnel biaisé chargé de se prononcer sur des questions similaires;
- Il érode les protections de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne;
- Il fragilise le droit à l’avortement.
L’ACLC en action :
- Lisez ici le mémoire soumis par l’ACLC à la Commission des institutions de l’Assemblée nationale au sujet du PL1.
- Regardez ici le témoignage de l’ACLC en commission parlementaire.
- Lisez ici la déclaration de plus de 300 groupes de la société civile québécoise, incluant l’ACLC, réclamant le retrait du PL1.