Le gouvernement du Québec bafoue une fois de plus les droits des minorités religieuses, en s'attaquant cette fois aux élèves. Le législateur québécois a autorisé une interdiction générale des prières ostensibles dans les locaux scolaires, qui doit être appliquée par les écoles publiques.

Pourquoi est-ce important

L’interdiction des prières à l’école est une nouvelle tentative malavisée de supprimer les droits des minorités religieuses. L’interdiction de la prière à l’école porte atteinte aux droits des élèves. Cette politique est clairement discriminatoire car elle crée une distinction entre les étudiants religieux et non religieux, et a un impact disproportionné sur les minorités religieuses qui ne peuvent pas prier discrètement ou silencieusement. Cette politique porte atteinte à la vie des étudiants québécois et a un impact direct sur leurs droits civils et leurs libertés religieuses.

Après la mise en œuvre de l’interdiction de la prière à l’école, des élèves ont signalé qu’on les avait empêchés de prier à l’école. Cela a eu un impact particulièrement négatif sur les minorités religieuses, telles que les étudiants musulmans, qui se sont sentis visés par cette politique. Les écoles ont été placées dans une position difficile, car elles n’ont pas été en mesure de proposer des aménagements raisonnables aux élèves.

L’interdiction des prières dans les écoles publiques permet également de contrôler les enfants. Selon cette politique, les enseignants et le personnel administratif seront chargés de surveiller la manière dont les enfants exercent un droit humain fondamental et un droit garanti par la Charte, à savoir le droit de pratiquer sa foi.

Réponse de l'ACLC

En collaboration avec le Conseil national des musulmans canadiens (CNMC) et un étudiant québécois, l’Association canadienne des libertés civiles (ACLC) a lancé une contestation conjointe du décret 707-2023 du gouvernement québécois, qui interdit la prière dans les écoles publiques.
L’action commune porte sur la violation des libertés individuelles et religieuses par l’interdiction de la prière.

Il s’agit d’une question qui a des effets directs sur la vie des enfants dans les écoles. Le procès inclut un étudiant québécois dont les droits civils et les libertés religieuses sont violés par le décret du gouvernement du Québec. La situation du plaignant est représentative de celle de nombreux enfants des écoles primaires et secondaires du Québec qui ne peuvent plus pratiquer librement leur religion.

L’ACLC continuera à défendre les droits de tous les élèves à un environnement d’apprentissage sûr, accueillant et inclusif à l’école.

”Les étudiants ont des droits. Ils ont droit à une éducation. Ils ont également le droit à la liberté de religion. Ces droits sont garantis à tous les étudiants de manière égale.

Harini SivalingamCCLA's Director, Equality Program

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