CE SUR QUOI NOUS TRAVAILLONS EN CE MOMENT.

la vie privée pendant la covid

Fournir des informations personnelles sur la santé directement aux forces de l'ordre est une extraordinaire atteinte à la vie privée. 

Il est difficile de comprendre comment les premiers intervenants utiliseront efficacement des informations sur les tests qui sont à la fois incomplètes et périmées. Il existe un risque réel que l'utilisation de cette base de données crée un faux sentiment de sécurité lorsque les premiers intervenants interagissent avec des personnes qui n'ont pas été signalées, ce qui contribue à créer un danger plutôt qu'à l'atténuer.

Si la possession de ces informations n'est pas strictement nécessaire pour répondre à la pandémie, leur partage n'est pas légal

Les familles et le COVID

Les sociétés d'aide à l'enfance sont responsables de la prestation des services de protection de l'enfance, conformément à la législation, aux règlements et aux politiques et normes du ministère. Elles doivent notamment décider de la meilleure façon de procéder aux visites familiales pendant la pandémie tout en préservant la sécurité et le bien-être des enfants, des jeunes, des personnes qui s'occupent d'eux et des familles.

À l'ACLC, nous pensons que si l'existence d'une urgence de santé publique exige la prudence, refuser aux parents et aux enfants la possibilité d'être ensemble ou risquer de perdre le précieux lien enfant-parent est une violation des droits et libertés de l'homme.

les fouilles à nu dans les prisons

En 2001, la Cour suprême du Canada a qualifié les fouilles à nu de "l'un des exercices les plus extrêmes du pouvoir policier" et de "fondamentalement humiliantes et dégradantes". Alors pourquoi le système pénitentiaire fédéral canadien a-t-il procédé à des centaines de milliers de fouilles à nu inutiles depuis lors ?

Ce ne sont pas des intrusions insignifiantes. Les Canadiens qui purgent une peine sont contraints de se soumettre à des fouilles très invasives dans des situations à faible risque, par exemple en quittant une zone sécurisée, ou même à leur sortie de prison. Ces fouilles peuvent infliger de graves traumatismes psychologiques, en particulier pour les personnes ayant des antécédents de maltraitance. 

Nous demandons au gouvernement fédéral de mettre fin à ces pratiques néfastes.

Défendre la mobilité en NL

La loi 38 donne à des "inspecteurs" - tels que définis par le ministre - la possibilité de procéder à des perquisitions sans mandat et donne à la police le droit de reconduire des personnes à un point d'entrée, tel qu'un aéroport ou une gare maritime. La province a également eu recours à une mesure spéciale pour interdire l'entrée des non-résidents dans la province, à quelques exceptions près. Cette mesure équivaut à une "interdiction de voyager" à Terre-Neuve, tout en légalisant de fait les explusions.

Nous pensons que c'est inconstitutionnel. Des provinces ayant une densité de population et des cas de COVID beaucoup plus élevés que Terre-Neuve gèrent efficacement la crise du COVID sans avoir recours à des mesures aussi extrêmes.

lutter pour un abri sûr

Tout au long de la pandémie COVID-19, nous sommes alarmés par le fait que la ville continue d'exploiter des refuges pour sans-abris qui ne respectent pas les normes d'éloignement physique. Les conditions de surpeuplement dans les installations pour sans-abri de Toronto ont créé une crise humanitaire qui menace les personnes utilisant ces refuges, le personnel et les bénévoles, ainsi que les quartiers et communautés de la ville au sens large. La ville met en danger les personnes qui utilisent le système des refuges.

PERSONNES EN PRISON ET COVID

Les prisons sont densément peuplées, ce qui rend le protocole de distanciation sociale impossible et les conditions de vie dangereuses pendant la pandémie de COVID-19. Il est nécessaire de prendre immédiatement des mesures proactives pour réduire la population carcérale dans les établissements autant que le permet la sécurité publique, et surtout pour les personnes particulièrement vulnérables à COVID-19 en raison de leur âge ou de leur état de santé.

Projet de loi 21:
Défendre
le Québec

Le projet de loi 21 est une loi sectaire qui a un impact disproportionné sur les personnes qui sont déjà marginalisées. Les nouvelles lois québécoises interdisent aux Canadiens travaillant comme enseignants, avocats, policiers et autres de porter des symboles religieux tels que croix, hijabs, turbans et kippas. Cette interdiction touche non seulement les personnes qui travaillent actuellement dans le secteur public, mais aussi les jeunes qui aspirent à ces carrières.

combattre
l'isolement carcéral

L'isolement carcéral est la pratique qui consiste à enfermer une personne dans des conditions de confinement extrême.

Faire en sorte que cette pratique soit jugée inconstitutionnelle est un objectif majeur de l'ACLC et de la BCCLA. Cette année, nous nous rendons à la plus haute cour du Canada pour y confronter le gouvernement fédéral.

La
"ville
intelligente"

Waterfront Toronto a passé un contrat avec la filiale de Google, Sidewalk Labs, pour créer un projet de ville intelligente dans le centre-ville de Toronto. Ce projet consisterait à créer un quartier équipé de capteurs qui collecteraient des données sur les personnes qui vivent, travaillent ou visitent le quartier. L'enjeu est de perdre la capacité d'être un visage dans la foule, et une grande partie de notre vie privée. Nous avons donc lancé une action en justice pour remettre le projet sur pied.

protestation
au g20

Le 27 juin 2010, Toronto a accueilli le sommet du G20, la quatrième réunion mondiale des chefs d'État du G20. De nombreuses manifestations ont eu lieu au cours de la semaine précédant le sommet, les manifestants demandant aux dirigeants mondiaux de prendre des décisions transparentes. Antifascistes, militants pour le climat, syndicalistes, étudiants, et presque tous ceux qui s'opposent au capitalisme convergent lors de ces sommets pour manifester contre les décisions économiques prises à huis clos par les grands gouvernements. En 2010, à Toronto, un afflux massif de policiers a été déployé pour contrôler les manifestations pendant le G20, ce qui a conduit à l'arrestation de plus d'un millier de manifestants.

liberté d'expression

L'assemblée législative de l'Ontario a adopté une loi qui oblige les propriétaires de stations-service à apposer des autocollants conformes à la ligne du parti gouvernemental sur la tarification de la pollution ou la taxe sur le carbone. Le gouvernement ne doit forcer personne à partager son message. Si les propriétaires des stations choisissent de ne pas apposer les autocollants, ils peuvent se voir infliger une nouvelle amende chaque jour. Cela s'appelle "discours politique obligatoire". C'est anticonstitutionnel.