La Charte canadienne des droits et libertés vient de fêter son 43ème anniversaire. À cette occasion, Anaïs Bussières McNicoll (directrice du programme des libertés fondamentales de l’ACLC) et Jin Huh (directeur exécutif de Social Planning Toronto) ont cosigné un article d’opinion sonnant l’alarme sur le projet de Toronto d’interdire les manifestations offensantes ou perturbatrices – mais pacifiques – à proximité de divers types d’espaces de rassemblement communautaire.
« Nous reconnaissons que les discours dissidents sont souvent controversés et peuvent être perçus par beaucoup comme offensants ou même douloureux. Pourtant, les gouvernements ne doivent pas répondre à ces préoccupations par une censure étatique. Comme l’a clairement établi la Cour d’appel de l’Ontario en 2017 : « Dans une société libre et démocratique, les citoyens ne doivent pas être menottés et retirés de l’espace public traditionnellement utilisé pour l’expression de la dissidence en raison de l’inconfort que leur protestation provoque. » »
Vous pouvez lire ici l’éditorial publié dans le Toronto Star.
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