Lisez ici l'éditorial que nous venons de publier dans Le Devoir au sujet de notre contestation de la Loi 21.
"La Cour suprême du Canada devra donc décider s’il y a des limites à la manière dont la disposition de dérogation de la Charte canadienne des droits et libertés peut être utilisée. Un gouvernement pourrait-il l’invoquer pour interdire l’avortement ? Pour criminaliser le discours politique critique du gouvernement ? Pour légaliser la torture ? Selon la logique du gouvernement québécois, même dans de tels cas, les tribunaux seraient non seulement impuissants, mais aussi tenus au silence. Cela donne froid dans le dos."
"Au-delà du débat strictement juridique, c’est à la population québécoise qu’il reviendra de se positionner sur la moralité et la légitimité politique de l’usage de cette disposition de dérogation. Tolérerons-nous que des élus l’invoquent de façon régulière pour priver certains groupes de leurs droits ? Ou exigerons-nous de nos gouvernements qu’ils balisent clairement son recours, comme l’ACLC et le Barreau du Québec le suggèrent ?"
"Les réponses que nous apporterons collectivement à ces questions sont cruciales : elles définiront le Québec de demain. Un Québec où, espérons-le, nous pourrons dire à nos enfants qu’ils peuvent avoir la carrière qu’ils veulent, peu importe leur religion et la manière dont ils sont vêtus."
À propos de l’association canadienne sur les libertés civiles
L’ACLC est un organisme indépendant à but non lucratif qui compte des sympathisant.e.s dans tout le pays. Fondé en 1964, c’est un organisme qui œuvre à l’échelle du Canada à la protection des droits et des libertés civiles de toute sa population.
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