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Une autre histoire a émergé au sujet d'une tentative intrusive de fouiller le téléphone et l'ordinateur portable d'un voyageur à la frontière canadienne. Cette fois, il s'agissait d'un avocat rentrant chez lui après un long voyage avec un ordinateur portable et un téléphone contenant des documents de son travail, des documents qu'il a dit à l'agent de l'ASFC qui lui a demandé ses mots de passe contenaient des informations privilégiées avocat-client. Lorsqu'ils ont insisté sur les mots de passe et qu'il a continué à refuser, ses appareils ont été saisis. Il combat cette saisie et les règles qui l'ont permis, et l'ACLC l'aidera. Mais son cas n'est que le plus récent d'une série de cas, qui découlent de la façon dont l'ASFC interprète le Loi sur les douanes–une interprétation contre laquelle l'ACLC plaide depuis longtemps. L'ASFC affirme que les téléphones cellulaires sont un « bien » à la frontière, tout comme une boîte de pommes ou une valise de vêtements. La Loi sur les douanes autorise les fouilles discrétionnaires des marchandises. L'ACLC croit que les téléphones cellulaires sont bien plus que de simples « produits ». Après tout, ils peuvent potentiellement contenir littéralement des dizaines de millions de pages de texte. Ils ont des photos de nos proches. Ils ont des textos de nos amis, collègues, enfants. Ils détiennent les minuties quotidiennes de nos vies, un conglomérat de détails que personne à l'ère pré-numérique n'aurait jamais imaginé transporter à travers la frontière lors d'un voyage occasionnel, même s'ils avaient la capacité herculéenne de les porter sous une forme physique. En d'autres termes, le monde a changé et le Loi sur les douanes devrait être mis à jour pour refléter ce fait. Le Comité permanent fédéral sur l'accès à l'information, la protection des renseignements personnels et l'éthique était d'accord avec nous en 2017. L'ACLC a comparu devant le Comité dans son étude sur la protection de la vie privée des Canadiens dans les aéroports, aux frontières et lors des voyages aux États-Unis, et a accueilli favorablement le rapport qui en a résulté (qui citait notre soumission). L'ACLC a fait valoir devant le Comité que dans des contextes non frontaliers, les tribunaux canadiens ont clairement reconnu un intérêt accru pour la protection de la vie privée dans les téléphones cellulaires, car ils contiennent ou sont liés à une multitude de détails personnels et potentiellement intimes sur la vie des individus. Nous avons soutenu que les fouilles sans mandat de ces appareils ne devraient pas être autorisées. Nous avons déclaré que le Loi sur les douanes doit être mis à jour pour refléter ce fait, et le Comité a explicitement convenu : « Le Comité fait valoir que le Loi sur les douanes devrait être mis à jour pour reconnaître que les appareils électroniques contiennent des informations personnelles sensibles et que les appareils électroniques ne sont pas des « biens » au sens de la Loi sur les douanes.» Deux ans plus tard, rien n'a été fait, et les Canadiens continuent d'être soumis à ces fouilles invasives, ou risquent des sanctions pour avoir choisi de ne pas se soumettre. Le Canada a besoin d'un cadre juridique mis à jour et conforme à la Charte pour la fouille des téléphones cellulaires à notre frontière, et nous en avons besoin maintenant.

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À propos de l’association canadienne sur les libertés civiles

L’ACLC est un organisme indépendant à but non lucratif qui compte des sympathisant.e.s dans tout le pays. Fondé en 1964, c’est un organisme qui œuvre à l’échelle du Canada à la protection des droits et des libertés civiles de toute sa population.

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