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Aujourd'hui, une commission sénatoriale chargée d'examiner le projet de loi C-12 a recommandé la suppression des éléments controversés liés à l'immigration du projet de loi qui aurait compromettre les droits à une procédure régulière, à l'égalité réelle et à la protection de la vie privée des migrants et des réfugiés au Canada.

Les parties 5 à 8 du projet de loi C-12, les "Loi renforçant le système d'immigration et les frontières du Canada",  refuserait aux demandeurs d'asile L'accès à une audition et à un appel complet de leur demande, la suspension ou l'annulation en masse des demandes d'immigration, et l'autorisation d'un partage d'informations à grande échelle avec peu de garanties.

La commission sénatoriale permanente des affaires sociales, de la science et de la technologie (SOCI) a achevé aujourd'hui son étude accélérée du projet de loi et a recommandé le retrait des parties 5 à 8, en citant de nombreux témoignages sur les graves préjudices que ces dispositions causeraient si elles étaient autorisées à entrer en vigueur.

La partie 8 du projet de loi est inconstitutionnelle, incompatible avec les obligations internationales du Canada en matière de droits de l'homme et contraire à l'équité et à la compassion qui doivent rester au cœur du système canadien de protection des réfugiés.

Comme l'a noté l'ACLC dans son dossier législatif avant l'étude du projet de loi C-12 par la Chambre des communes, la partie 8 de la proposition législative augmenterait considérablement le risque que les demandeurs d'asile soient renvoyés par erreur dans leur pays d'origine pour y subir des tortures ou des persécutions, ce qui violerait les obligations internationales du Canada en matière de droits de l'homme et le principe de non-discrimination. chartes.

Elle rendrait les demandeurs inéligibles si plus d'un an s'est écoulé depuis leur première entrée au Canada, privant ces demandeurs du droit à une audience et à un appel complet de leur demande devant le tribunal indépendant du Canada, la Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR).

Les demandeurs d'asile non éligibles risqueraient d'être expulsés à l'issue d'une procédure superficielle devant un fonctionnaire du service gouvernemental des réfugiés et d'un examen limité par les tribunaux fédéraux.

Cette approche est susceptible de générer des erreurs importantes tout en grevant les ressources judiciaires et d'aide juridique.

L'hypothèse de base qui sous-tend ce régime est fondamentalement erronée - le fait qu'une personne soit entrée au Canada de manière légitime il y a plus d'un an n'a aucune incidence sur la légitimité de sa demande de statut de réfugié aujourd'hui.

l'ACLC témoignage devant la commission sénatoriale des affaires sociales a souligné que la partie 7 du projet de loi C-12 accorderait au gouvernement un large pouvoir discrétionnaire pour suspendre ou anticiper les demandes des migrants et pour annuler ou imposer des conditions aux documents d'immigration existants. Les personnes concernées par ces changements ne seront même pas informées, et n'auront même pas la possibilité d'expliquer les conséquences sur leur vie avant que le gouvernement ne prenne ces décisions.

Partie 5 du projet de loi C-12 autorise le partage à grande échelle des informations relatives à l'immigration, en dépit de la nature sensible de ces données et du risque élevé que leur partage entraîne une discrimination ou une persécution des personnes au Canada.

Les recommandations de SOCI visant à supprimer ces parties du projet de loi C-12 constituent donc une étape importante pour éviter de graves conséquences pour le système d'immigration du Canada.

Normalement, un comité législatif tel que SOCI serait en mesure d'amender directement un projet de loi dans le cadre de son étude. Cependant, le gouvernement a choisi de faire passer le projet de loi C-12 au Sénat à la vitesse de l'éclair, en chargeant un comité (SOCI) d'étudier les éléments de la proposition relatifs à l'immigration, tandis qu'un autre comité (le Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale, de la défense et des anciens combattants (SECD)) est chargé d'amender le projet de loi.

Par conséquent, nous ne connaîtrons pas le sort final de ces dispositions avant la semaine prochaine, lorsque le SECD aura achevé son étude. Le projet de loi pourrait également subir d'autres modifications lorsqu'il retournera au Sénat après l'achèvement de l'étude de la SECD, le gouvernement continuant à exercer une forte pression sur les sénateurs dans sa tentative de faire passer son programme problématique.

Cependant, les recommandations de SOCI constituent une déclaration forte sur les dommages que cette proposition législative causera si elle est adoptée sans amendement.

L'ACLC exhorte les sénateurs à agir sur ces recommandations alors que le projet de loi C-12 poursuit son chemin à travers le processus législatif.

Lire l'article de l'ACLC témoignage d'ouverture devant la commission SOCI du Sénat.

Lire le rapport de la commission SOCI du Sénat rapport sur le projet de loi C-12.

Lisez le mémoire de l'ACLC sur le projet de loi C-12 soumis au Comité SECU de la Chambre des Communes en Anglais ou dans français

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