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Toronto, le 28 août 2025 — L'Association canadienne des libertés civiles condamne fermement l’introduction prochaine par le gouvernement du Québec d'une loi interdisant les prières dans les espaces publics.

Cette mesure alarmante porte clairement atteinte à la liberté de religion, à la liberté d'expression, à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d'association. Ces libertés démocratiques fondamentales sont garanties à la fois par la Charte québécoise des droits et libertés de la personne et par la Charte canadienne des droits et libertés.

Les espaces publics appartiennent à tous, quelles que soient leurs croyances religieuses. Ces espaces doivent être des lieux où la diversité des croyances, des cultures et des identités est à la fois respectée et protégée.

« La liberté d'exprimer ses pensées, ses opinions et ses croyances en public, y compris par la prière, est un des fondements d’une société démocratique. Bien que les libertés fondamentales ne soient pas absolues, les Québécois de tous les horizons devraient se méfier des tentatives de gouvernements de restreindre de façon irrationnelle et excessivement large leurs libertés démocratiques » , a déclaré Anaïs Bussieres McNicoll, directrice du programme des libertés fondamentales à l'Association canadienne des libertés civiles.

Cette attaque contre les libertés religieuses aura un impact disproportionné sur les minorités religieuses, dont beaucoup sont racialisées ou nouvellement arrivées. Les lois qui censurent sélectivement les pratiques religieuses laissent entendre que certaines communautés sont des citoyens de seconde classe qui ne sont pas les bienvenus dans les espaces publics.

« La suppression de l'expression religieuse pacifique, individuelle ou communautaire, sous le couvert de la laïcité ne marginalise pas seulement les communautés religieuses, mais sape également les principes d'inclusion, de dignité et d'égalité », a déclaré Harini Sivalingam, directeur du programme d'égalité de l'Association canadienne des libertés civiles.

Une fois de plus, le gouvernement du Québec a l'intention d'utiliser les clauses dérogatoires pour soustraire à l'examen des tribunaux une loi qui viole de manière flagrante les droits fondamentaux des Québécois.

« Nous sommes profondément préoccupés par la tendance croissante de certains gouvernements à abuser de la clause dérogatoire pour violer les droits et libertés fondamentaux », a déclaré Howard Sapers, directeur général de l'Association canadienne des libertés civiles.

Si le gouvernement du Québec croit vraiment que ces nouvelles limitations de droits sont justifiées, il devrait avoir le courage de défendre sa loi devant les tribunaux. Au lieu de cela, il contourne le dialogue démocratique qui est essentiel dans une société libre et démocratique.

L’ACLC demande au gouvernement du Québec de s'engager à respecter les libertés fondamentales de tous les Québécois et de s'abstenir d'introduire une législation qui interdirait les prières dans les espaces publics.

À propos de l’association canadienne sur les libertés civiles

L’ACLC est un organisme indépendant à but non lucratif qui compte des sympathisant.e.s dans tout le pays. Fondé en 1964, c’est un organisme qui œuvre à l’échelle du Canada à la protection des droits et des libertés civiles de toute sa population.

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