Accéder au contenu principal
recherche

L'Association canadienne des libertés civiles (ACLC) est déçue par la décision de la Cour fédérale de la semaine dernière dans l'affaire Slepcsik c. Canada (Citoyenneté et Immigration), 2025 FC 1840. La Cour a estimé que l'article 7 de la loi sur l'immigration et la protection des réfugiés ne s'appliquait pas à un réfugié. Charte Le droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne n'est engagé qu'immédiatement avant qu'une personne ne soit physiquement éloignée du Canada.

L'ACLC est intervenue parce que lorsque le gouvernement cherche à révoquer le statut de réfugié d'une personne, les droits fondamentaux doivent être protégés à chaque étape, et pas seulement au dernier moment avant l'expulsion.

Cette affaire concerne M. Slepcsik, un réfugié canadien dont le statut de résident permanent a été retiré après que la Section de la protection des réfugiés a conclu qu'il s'était volontairement soustrait à la protection de son pays de nationalité. En vertu de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés, une telle conclusion entraîne automatiquement la perte du statut de résident permanent et conduit à l'expulsion, quelle que soit la durée du séjour au Canada. M. Slepcsik a contesté ces dispositions comme étant inconstitutionnelles.

L'ACLC a soutenu que dans le contexte de l'immigration et des réfugiés, l'article 7 doit s'appliquer tout au long de la procédure de cessation et de renvoi, depuis le début de la procédure de cessation jusqu'à ce qu'une personne soit effectivement renvoyée du Canada. Cette position s'aligne sur les orientations de la Cour suprême dans l'affaire Conseil canadien pour les réfugiés c. Canada (Citoyenneté et Immigration)2023 SCC 17.

L'ACLC est déçue que la Cour fédérale ait rejeté cette approche, concluant à la place que le droit d'un réfugié à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne n'a pas besoin d'être pris en compte au cours des premières étapes de la procédure. Cela laisse les individus exposés à des moments où des décisions qui changent leur vie sont prises.

Vous pouvez lire l'arrêt de la Cour ici et le mémoire de l'ACLC ici. Nous sommes reconnaissants pour l'excellente pro bono représentation de Jacqueline Swaisland et Warda Shazadi Meighen du cabinet Landings LLP.

À propos de l’association canadienne sur les libertés civiles

L’ACLC est un organisme indépendant à but non lucratif qui compte des sympathisant.e.s dans tout le pays. Fondé en 1964, c’est un organisme qui œuvre à l’échelle du Canada à la protection des droits et des libertés civiles de toute sa population.

Pour les médias

Pour d'autres commentaires, veuillez nous contacter à media@ccla.org.

Pour les mises à jour en direct

Veuillez continuer à vous référer à cette page et à nos plateformes de médias sociaux. On est dessus InstagramFacebook, Twitter et Ciel bleu.

Fermer le menu
fr_CAFrançais du Canada