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TORONTO - L'adoption du projet de loi 103 à l'Assemblée nationale du Québec impose des restrictions qui rendront plus difficile l'accès des personnes vivant avec une dépendance à des services de santé essentiels et vitaux.

L'ACLC se joint aux organisations de la société civile québécoise, y compris les professionnels de la santé, qui ont exprimé de sérieuses inquiétudes quant à la limitation des mesures éprouvées de réduction des risques qui soutiennent les personnes souffrant de dépendance aux substances et d'addiction sévère.

Le projet de loi 103 interdit l'établissement ou l'exploitation d'un site d'injection sûr à moins de 150 mètres d'une école ou d'une garderie, alors qu'il est clairement établi que ces services sauvent des vies et protègent les communautés.

Les communautés du Québec et du Canada sont confrontées à une crise des opioïdes sans précédent, ainsi qu'à une escalade de l'itinérance et des problèmes de santé mentale. C'est un moment qui exige des soutiens élargis et fondés sur des données probantes, et non un accès réduit à des services cruciaux qui sauvent des vies.

"Les restrictions imposées par le gouvernement du Québec aux sites de consommation supervisée sont malavisées et mettent en danger les personnes vulnérables et marginalisées", déclare Harini Sivalingam, directeur du programme d'égalité de l'Association canadienne des libertés civiles. "La Cour suprême du Canada a reconnu que la toxicomanie est une maladie et que le fait de refuser aux gens l'accès aux services de santé offerts par les sites d'injection sécuritaires menace leur santé et, en fait, leur vie.

Depuis plus d'une décennie, l'ACLC défend les droits des personnes vivant avec une addiction à accéder aux services de santé vitaux. En 2011, nous sommes intervenus auprès de la Cour suprême du Canada dans l'affaire historique Canada (Procureur général) c. PHS Community Services Societyqui a confirmé les protections constitutionnelles pour les sites de consommation supervisée.

Nous demandons au gouvernement du Québec de respecter la sécurité, la santé et la dignité de tous, y compris des personnes aux prises avec une consommation problématique de substances. L'ACLC continuera à défendre les droits, la santé et la vie des membres les plus vulnérables de nos communautés.

À propos de l’association canadienne sur les libertés civiles

L’ACLC est un organisme indépendant à but non lucratif qui compte des sympathisant.e.s dans tout le pays. Fondé en 1964, c’est un organisme qui œuvre à l’échelle du Canada à la protection des droits et des libertés civiles de toute sa population.

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