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TORONTO - L'Association canadienne des libertés civiles (ACLC) a mis en garde l'Université de l'Alberta contre les dangers de l'abandon des considérations relatives à l'EDI dans la politique de recrutement et d'embauche. Au lieu de reconsidérer ou de fournir une défense solide pour le changement de politique, l'Université de l'Alberta est allée de l'avant avec cette décision malavisée et qui annule les droits.

"Nous condamnons fermement la décision du Conseil des gouverneurs de l'Université de l'Alberta d'éliminer les engagements explicites en matière d'équité, de diversité et d'inclusion (EDI) de la politique de recrutement et d'embauche de l'université", a déclaré Harini Sivalingam, directrice de l'égalité à l'ACLC. Cette décision porte atteinte à l'égalité réelle et risque d'affaiblir les protections contre la discrimination systémique dans l'emploi universitaire".

Les initiatives d'équité ne sont pas illégales ou préférentielles - elles constituent un élément reconnu et protégé du cadre des droits de la personne au Canada. L'élimination des engagements de l'IDE dans l'embauche risque de miner la capacité de l'Université à assurer une embauche juste et inclusive et envoie un message erroné quant à l'engagement de l'Université envers l'égalité et l'inclusion. Agir ainsi sans aucune preuve de l'existence d'un problème à résoudre ou d'une quelconque analyse de rentabilisation, c'est se plier à une influence extérieure.

"Cette décision n'est pas simplement administrative", a ajouté Howard Sapers, directeur exécutif de l'ACLC. "Il s'agit d'une déclaration sur la façon dont l'Université sous-estime l'égalité et l'équité, ainsi que ses obligations en vertu de la loi canadienne sur les droits de l'homme. Les institutions publiques doivent rester fermement engagées à faire progresser l'égalité réelle au lieu de l'éroder"

La Charte canadienne des droits et libertés et l'Alberta Human Rights Act protègent explicitement les programmes conçus pour remédier aux désavantages historiques et à la discrimination systémique. En tant qu'établissement public exerçant une autorité statutaire, l'Université de l'Alberta doit agir d'une manière compatible avec les principes des droits de l'homme et les valeurs de la Charte.

L'ACLC demande instamment à l'Université de reconsidérer cette décision. Le fait de revenir sur des engagements clairs en matière d'équité crée une incertitude quant à la manière dont l'université garantira un recrutement équitable et inclusif et peut exposer l'institution à des risques juridiques et de réputation.

Lire la lettre de l'ACLC au Conseil des gouverneurs envoyée le 16 mars 2026 ici.

À propos de l’association canadienne sur les libertés civiles

L’ACLC est un organisme indépendant à but non lucratif qui compte des sympathisant.e.s dans tout le pays. Fondé en 1964, c’est un organisme qui œuvre à l’échelle du Canada à la protection des droits et des libertés civiles de toute sa population.

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