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TORONTO - Le nouveau projet de loi sur l'éducation de l'Alberta consacre la censure sous le couvert de la neutralité, en restreignant l'expression et en centralisant le pouvoir de décision sur ce qui peut être enseigné et discuté dans les écoles.

Le projet de loi 25 donne au gouvernement de l'Alberta de nouveaux pouvoirs pour déterminer ce qui constitue un contenu "politique" ou "idéologique" dans les salles de classe. L'Association canadienne des libertés civiles (ACLC) avertit que des pouvoirs aussi vastes et indéfinis risquent de politiser davantage l'éducation au lieu de la dépolitiser.

Dans une société libre et démocratique, le rôle du gouvernement n'est pas de contrôler les idées dans les salles de classe, mais de s'assurer que l'éducation est fondée sur des preuves, qu'elle est inclusive et qu'elle prépare les étudiants à participer à la société.

"L'année dernière, l'Alberta a tenté d'interdire les livres dans les écoles ; aujourd'hui, elle essaie de limiter ce qui peut être enseigné dans les écoles", a déclaré Howard Sapers, directeur général de l'Association canadienne des libertés civiles. "Les écoles devraient être des lieux où les élèves apprennent à penser de manière critique, et non à penser quoi. Lorsque les gouvernements qualifient certains sujets, livres ou symboles d'"idéologiques", le résultat n'est pas la neutralité, mais la censure.

Le projet de loi 25 porte également atteinte à l'équité dans l'éducation en supprimant les références à la diversité dans la loi sur l'éducation et en limitant l'affichage de certains drapeaux dans les écoles soumises à un contrôle réglementaire.

"Le projet de loi 25 tente d'effacer la diversité de la loi sur l'éducation, même si la diversité et l'inclusion sont des réalités quotidiennes dans les écoles de l'Alberta", a déclaré Harini Sivalingam, directrice de l'égalité à l'ACLC. "Restreindre les drapeaux dans les écoles n'est pas un acte neutre. Les drapeaux, tels que Every Child Matters ou Pride, sont une forme d'expression et, pour de nombreux élèves, un signe d'identité, de sécurité et d'appartenance à la communauté scolaire".

L'ACLC demande au gouvernement de l'Alberta de retirer ces dispositions néfastes du projet de loi 25 qui menacent la liberté d'expression et l'inclusion dans les écoles.

À propos de l’association canadienne sur les libertés civiles

L’ACLC est un organisme indépendant à but non lucratif qui compte des sympathisant.e.s dans tout le pays. Fondé en 1964, c’est un organisme qui œuvre à l’échelle du Canada à la protection des droits et des libertés civiles de toute sa population.

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