La Charte canadienne des droits et libertés garantit à tous les Canadiens et Canadiennes la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique. Elle garantit également la protection contre la détention arbitraire et les fouilles excessives. Ces libertés constitutionnelles – et les limites qu’ils imposent au gouvernement et aux services policiers – sont les fondements de notre société libre et démocratique. Ils n’ont pas été suspendus pendant la période du sommet du G8-G20. Ces protections constitutionnelles sont essentielles parce que sans elles, «même la société la plus démocratique pourrait facilement devenir la proie des abus et des excès d’un Etat policier.”
L’Association canadienne des libertés civiles a suivi les manifestations entourant le G20 et nous concluons que le comportement des policiers pendant la fin de semaine du G20 à Toronto a été, par moments, disproportionné, arbitraire et excessif. À notre avis, malgré les instances de conduite louable et professionnelle, les efforts de sécurité, surtout après 17 heures le 26 juin et pendant la journée du 27 juin n’ont pas été à la hauteur des engagements constitutionnels du Canada.
Lisez le rapport de l’ACLC Troubler la paix – résumé français rendu public le 29 juin 2010 .
